Vicente Almandos Almanocid est né le 25 décembre 1882 à San Miguel de Anguinàn (Province de la Rioja en Argentine). Après ses études au collège puis à l’école navale militaire, il entre à la faculté des sciences exactes physiques et naturelles pour se consacrer à l’aéronautique et à la navigation aérienne. Il entreprend la construction d’un avion qu’il nomme Aéromovil. Il décide de partir en France en 1913 afin de perfectionner sa technique et ses connaissances de l’aéronautique. Résidant à Paris, il prend ses premières leçons de pilotage chez Farman près de Versailles et obtient son brevet de pilote civil, décerné par l’Aéro-Club de France, le 3 octobre 1913.
Engagé volontaire le 10 août 1914 pour la durée de la guerre dans la Légion Étrangère, versé dans l’aviation comme observateur photographe, il est pilote breveté le 10 septembre 1914. Il est ensuite affecté à l’escadrille Farman MF 35 à Poperinghe, puis pilote à la MF 29 du capitaine Maurice Happe (surnommé le Diable rouge par les allemands). A la fin de la guerre, il intègre l’escadrille MS 26 de Roland Garros. Il termine la guerre comme capitaine d’aviation.
Il est pionniers des vols nocturnes dès 1914 et titulaire de deux brevets d’invention portant sur l’amélioration du pilotage. En 1919, il fait partie de la mission aéronautique française composée de vingt avions, quatre hydravions et quatre planeurs, en tant que chef de division et traverse l’Atlantique jusqu’à Buenos Aires où il arrive le 6 septembre 1919.
Le 29 mars 1920, il décolle de Mendoza à bord d’un biplan SPAD VII de chasse (moteur de 220 chevaux) offert par la France, réussit la traversée nocturne de la Cordillère des Andes et atterrit sur une place de Valparaiso. Cet exploit lui vaut le surnom de (El Condor Riojano, le Condor de la Rioja).
Ami enthousiaste de la France, il met à profit ses relations pour contribuer au succès de la mission du capitaine Roig et du prince Charles Murat (janvier et Mars 1925) envoyé en Amérique du Sud par Pierre Georges Latécoère et dont l’objectif est de défricher la ligne en Argentine et au Brésil (Natal-Buenos Aires) à bord de 4 Bréguet XIV amenés de France. Il retrouve son ami d’escadrille française Paul Vachet participant lui aussi à ce projet.
Au cours d’un banquet (15 janvier 1925), il provoque en duel le colonel argentin commandant la base de Palomar qui avait refusé de donner abri aux avions de la mission. Le sabre est choisi, les deux hommes seront blessés dès le premier assaut et le combat arrêté.
Dévoué corps et âme à l’entreprise, il joue un rôle majeur dès septembre 1927, dans la création (sous l’impulsion de Marcel Bouilloux Lafont), l’organisation et le développement des services de transport courrier et passagers de la Cie Aeroposta Argentina SA, filiale de l’Aéropostale. Il est nommé fondateur, directeur et responsable technique. Après un an de tractations, Vicente Almanocid fait appel en janvier 1929, à des pilotes expérimentés comme Antoine de Saint-Exupéry, Jean Mermoz, Henri Guillaumet ou Paul Vachet et les argentins Pedro Ficarelli et Léonardo Selvetti pour les lignes Buenos Aires-Asuncion (Paraguay) et Buenos Aires-Rio Gallegos (Patagonie).
Il part ensuite au Paraguay offrir ses compétences et créera la flotte aérienne du pays en tant que directeur général de l’aéronautique. En 1938, il est nommé consul d’Argentine à Boulogne-sur-Mer.
Revenu à Buenos Aires, Vicente Almandos Almanocid décède le 16 décembre 1953 à l’âge de 71 ans.
Ses distinctions :
Sa brillante activité lui vaut d’être décoré de la Médaille Militaire, de la Croix de Guerre avec 4 palmes, de la légion d’honneur, de la Plaque de la Ligue Aéronautique française ainsi que par le gouvernement britannique.






