Paul Henri Dissac est né le 13 septembre 1890 à Bordeaux. Il est Incorporé en 1911 au 34ème régiment d’infanterie de Mont de Marsan. Après un stage de radiotélégraphiste, il est affecté au 8ème Génie au Maroc, où il y fait campagne dans les troupes de Mangin. Rentré en France pour la guerre de 1914-1918, il participe aux combats de Verdun. En 1917, il est volontaire pour l’armée d’Orient dans les Balkans puis à Istanbul pour l’armistice.

A sa démobilisation, il rejoint Odessa afin de s’occuper d’un centre de communication radio puis il retourne en France en 1919. Il commence une carrière de radiotélégraphiste dans la marine marchande et se retrouve radio sur le paquebot transatlantique « le France » (mis en service en 1912).

Au cours d’une permission, il apprend que les Lignes Latécoère recherchent des radios. Il se rend à Montaudran afin de rencontrer l’ingénieur radio Talbot mais sans le savoir, c’est le Directeur d’exploitation Didier Daurat qui le reçoit et l’engage.

Il est envoyé d’urgence à Cherbourg en 1927 car la nouvelle compagnie créée par Marcel Bouilloux Lafont, la Compagnie Générale Aéropostale, vient d’obtenir la mise à disposition d’avisos désaffectés de la Marine Nationale pour transporter le courrier sur l’Atlantique Sud. Or, il faut équiper ces navires en matériel radio convenable. C’est ainsi qu’il débute cette nouvelle carrière à bord du « Revigny ».

Paul Henry Dissac rencontre Jean Macaigne qui lui, est affecté sur le « Péronne » puis il fait ses preuves au gré des liaisons FRAME (France/Amérique du Sud) et AMFRA (Amérique du Sud/France).

En mars 1929, Didier Daurat lui propose de rejoindre Rio de Janeiro en Amérique du Sud, sur le terrain « Campo dos Affonsos » afin de mettre au point la station radio. Il se rend ensuite en compagnie de Prunetta, sur le terrain (de secours) de Jacarépagua afin d’y implanter une importante station radio. Après avoir équipé plusieurs terrains de la ligne sud-américaine, il participe à l’installation radio sur les Laté 26.

Dès que la radio fut installée sur les premiers avions, le mécano fut aussitôt supprimé et remplacé par le radionavigant qui en plus du service radio, devait s’occuper de la poste, des sacs, du tri, de la distribution et du chargement à chaque escale. Il fera équipage avec Victor Etienne, Henri Guillaumet, Antoine de Saint-Exupéry, Elisée Négrin.

Offrant ses services à la France Libre en 1941, il part installer puis diriger la station de radiodiffusion de Brazzaville. A la libération, il reprend du service à Air France comme inspecteur radio à Dakar jusqu’en 1951 où il prend sa retraite.

Il décède le 11 avril 1985 à l’âge de 95 ans dans un petit village des Hautes-Pyrénées.

Peintre amateur, on trouvait certains de ses tableaux dans des bureaux d’Air France à Toulouse.

Paul Henri Dissac, a écrit un ouvrage un « Pionnier sans importance ».

RADIO-NAVIGANT POUR LES LIGNES AÉRIENNES LATÉCOÈRE, L’AÉROPOSTALE ET AIR FRANCE (1890-1995)

© Musée Air France
© Dessin de Paul Henri DISSAC
© Paul Henri DISSAC [Un Pilote sans importance]