Raymond Vanier est né le 6 août 1895 à Orléans. Engagé volontaire en septembre 1914, il entre dans l’aviation en 1917. Breveté pilote militaire le 13 mai 1917, il est affecté à l’escadrille de chasse SPA 157. Il intègre les Lignes Aériennes Latécoère le 8 juin 1919 comme pilote et affecté à la ligne Toulouse-Rabat. Ses qualités remarquables le font désigner comme Chef d’aéroplace à Barcelone en 1921 puis à Malaga en 1923 en remplacement de Didier Daurat devenu Directeur d’exploitation à Toulouse. Apprécié pour ses talents d’organisateur et excellent pilote, il est rappelé à Toulouse comme inspecteur Chef pilote et prend part à tous les projets. Il est appelé en 1927 en Amérique du Sud où il représente Didier Daurat dont il fut l’adjoint entièrement dévoué tout au long de sa carrière.
Son nom est peu connu du public en dépit de nombreux exploits accomplis en qualité de pilote en Espagne, au Maroc, au-dessus du Sahara et en Amérique du Sud. Lors du premier courrier entièrement aérien en Mai 1930 entre la France et l’Amérique du Sud, ce fut lui qui assura le relais entre Natal et Rio de Janeiro dans des conditions particulièrement difficiles, de nuit et dans de violents orages, alors que l’infrastructure radio était encore insuffisante et qu’il n’avait aucun repos depuis trois jours du fait de l’accident ayant coûté la vie à l’équipage Négrin, Prunetta et Pranville à proximité de Montevideo. Après la disparition de la Compagnie Générale Aéropostale, il poursuit sa carrière à Air-France en 1933. il aura totalisé plus de 180 dépannages réussis.
Nommé Chef pilote en 1935 de la compagnie Air-Bleu, il anime une équipe qui le suit en totale confiance. A partir de 1945, Il participe à la création d’une ligne destinée au transport aérien postal en France et devient le premier pilote des lignes de la postale de nuit. Il n’a jamais cessé de piloter quelque ait été l’emploi occupé. Il est nommé chef du département Postal d’Air-France en 1948 où son expérience des lignes de nuit, son dévouement total à la cause de l’aviation confirmèrent une fois de plus les qualités inestimables de ce chef d’élite. Il prend sa retraite en février 1959 après avoir servi l’aviation civile pendant plus de 40 ans.
Raymond Vanier meurt à Paris le 25 août 1965 à l’âge de 70 ans et enterré au cimetière du
Père-Lachaise. Commandeur de la Légion d’Honneur, Il avait également obtenu la croix de
guerre.






