Pierre Ducaud est engagé comme Radio navigant aux Lignes Aériennes Latécoère en 1924.
Le 18 décembre 1924, l’hydravion LéO H13n°24 F-AFDH effectue le trajet ORAN-ALICANTE, avec comme pilote Jean Mingat et le radio Pierre Ducaud. Suite à une avarie moteur, il est contraint à un amerrissage forcé à mi-parcours. Le feu se déclare et l’hydravion explose. L’équipage cramponné à des débris flottants est sauvé après 8 heures d’attente par le navire dépanneur « Aviateur Rodier ». Le courrier placé dans un coffre a pu être récupéré.
De retour à Toulouse, Pierre Ducaud déclare à Paul Vachet : « Songez que le médecin m’a formellement interdit les bains de mer ; je viens de passer huit heures dans l’eau et je me sens un peu patraque. Que va-t-il m’arriver ?
Le 31 janvier 1929, le courrier AMFRA 104 parti d’Amérique du sud est chargé à bord du Laté 26 n°674 F-AIMU qui décolle d’Agadir pour Casablanca à 16h40 avec le pilote Emile Lécrivain et Pierre Ducaud comme radio. Vers 19h15, ils survolent la région de Safi-Mazagan et le dernier message qu’il envoie est « Ne puis plus vous donner aucun renseignement, pilote trop occupé ». Au cours des recherches entreprises, le pilote Lecoeur identifie les débris de l’avion sur des rochers bordant la côte de Sidi-Moussa. L’océan rendit la dépouille de Lécrivain trois semaines plus tard mais celle de Pierre Ducaud ne fut jamais retrouvée.
La rondelette apparence, son maintien toujours grave et le port constant d’une serviette de cuir lui ont valu le surnom de « Monsieur Herriot ». Il a laissé l’image d’un travailleur acharné, maniaque de tout ce qui avait trait à la radio navigation naissante.



