Maurice Dumesnil est né à Suresne le 25 février 1904 ; il a suivi une formation d’ingénieur aux Arts et Métiers et devient pilote boursier à l’école Farman. Il est breveté Pilote en janvier 1924 et engagé au 2ème groupe d’observation Aéronautique au sein de la 5ème armée.
Il est engagé en mai 1927 à la Compagnie Générale Aéropostale et il est affecté au tronçon Toulouse-Casablanca en novembre de la même année. Il commence à assurer le courrier et dépannage sur la Ligne ; c’est ainsi qu’il portera secours à Henri Guillaumet et Saint-Exupéry dans le désert entre Port Etienne et Cap juby. Début Mars 1928, après trois jours de recherches en zone dissidente, il dépanne le pilote Beauregard en panne d’essence à 100 km au nord de Villa Cisnéros, puis quelques jours plus tard, il dépanne Antoine de St Exupéry et retrouve début juillet l’avion de Marcel Reine et d’Edouard Serre puis il sauvera de justesse son ami René Riguelle sur le point d’être capturé.
Son expérience lui aura permis d’effectuer de nombreuses traversées du Sahara et d’accomplir la première liaison commerciale de nuit Dakar-Casablanca.
En avril 1929, une place de pilote lui est proposée à la CIDNA (Compagnie Internationale de Navigation Aérienne) afin d’assurer la ligne Budapest-Belgrade-Bucarest-Istanbul.
Après la fusion des quatre compagnies Air Orient, Air Union, la CIDNA, la GTA (Farman) et du rachat de la CGA, il entre à Air France.
En juin 1934, il a totalisé 5288 heures de vol.
Il répond à l’appel du Général de Gaulle en juin 1940 et entre dans la résistance. Il effectuera 18 atterrissages en Lysander en zone occupée. Il est démobilisé à la fin de la guerre et démissionne d’Air France en mars 1946.
Il devient directeur de la SATA (Société de Transports Aériens Antilles Guyane) en 1952 à l’aéroport de Rochambeau à Cayenne en Guyane Française où il vit. En 1954, il transforme sa compagnie SAT en SATGA jusqu’en 1963 où elle devient la STAAG (Société des Transports Aériens Antilles Guyane).
Il décède en décembre 1967 en Guyane française, sa disparition laissant une peine vive à tous ceux qui l’ont connu.
Ses distinctions :
1937 : Promu Chevalier de la Légion d’Honneur
1939 : Officier de l’Ordre de l’Etoile Noire, Croix de guerre avec étoile d’argent
1940 : médaille Commémorative de la Résistance Polonaise en France
1953 : Officier de la Légion d’honneur




