Marie Marvingt nait en 1875 à Aurillac. Après la mort de sa mère et de ses frères, elle s’initie, aidée par son père, à de nombreux sports pratiqués comme la natation, l’escrime, l’équitation, le canoë et les arts du cirque. Elle ne néglige pas pour autant ses études et obtient une licence de lettres, poursuit sa formation en langues vivantes et en droit, sans oublier l’obtention du diplôme d’infirmière de la Croix Rouge.
Elle sera une des premières femmes titulaires du permis de conduire en 1899 et obtient son brevet de pilote en ballon libre en 1901. En 1904, elle prend le départ de la course cycliste Nancy-Bordeaux et n’étant pas autorisée à porter un pantalon, invente la jupe culotte.
Alpiniste de classe internationale, elle fait notamment l’ascension de la dent du Géant et de l’aiguille du Grépon. Entre 1908 et 1910 à Chamonix, elle rafle plus de vingt médailles en ski, patinage artistique et de vitesse remportant également la première compétition féminine de bobsleigh avec Monique Bouvard.
Titulaire du brevet de pilote, elle est la première femme à avoir piloté seule un avion. Après 900 vols sans histoire, son avion se crashe à l’atterrissage et Marie Marvingt s’en sort par miracle.
Lorsque la guerre de 14-18 éclate, elle veut s’engager dans l’aviation mais elle est refusée. Déguisée en homme, elle intègre le 42ème bataillon de chasseurs à pied. Démasquée, elle est autorisée par le Maréchal Foch à rejoindre le 3ème régiment des chasseurs alpins en tant qu’infirmière sur le front italien.
Après la guerre, elle devient correspondante de guerre et officier de santé des armées au Maroc. Elle conçoit des skis métalliques pour permettre aux avions de se poser sur le sable, invention qui sera reprise pour les atterrissages sur la neige.
Elle s’investit dès lors dans l’aviation sanitaire et met au point un avion ambulance. Elle réalise en 1934 le film « Les ailes qui sauvent » où elle apparaît. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle sert en tant qu’infirmière de l’air et invente un nouveau type de suture chirurgicale pour minimiser les risques d’infection.
Le 20 février 1955, le gouvernement américain lui offre un vol à bord d’un chasseur supersonique pour son 80ème anniversaire.
En 1959, à l’âge de 84 ans, elle passe son brevet de pilote d’hélicoptère et pilote le Djinn, premier et seul hélicoptère à réaction du monde. L’année suivante, elle effectue le trajet Nancy-Paris à Vélo !
Femme la plus décorée à ce jour (34 médailles et décorations), Marie Marvingt, surnommée « La fiancée du danger » meurt en 1963 dans le dénuement et dans l’oubli.
Pour voir le parcours détaillé de Marie MARVINGT, cliquez sur ce lien vers la fiche de présentation complète [.PDF]:
