Louis Delrieu est né à Lavardac (Lot et Garonne) le 14 mars 1889. Jeune instituteur en 1914, il devient Lieutenant d’artillerie, observateur mitrailleur du 1er novembre 1914 au 15 juin 1915. Il est ensuite affecté à l’école d’Avord où il est breveté pilote militaire n° 1218 le 19 juillet 1915 et celui de la Fédération Aéronautique Internationale n°2250 le 14 août 1915.
Il est affecté à l’armée d’Orient à l’Escadrille n°87 où il accomplit jusqu’en 1916 de nombreuses missions de reconnaissance et de protection qui lui valent d’être cité à diverses reprises. Il est à nouveau affecté sur le front français à l’Escadrille F1 puis aux N 150 et N 152 dont il devient le commandant. Il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur et termine la guerre avec 4 victoires officielles et sa Croix de guerre s’orne de 5 palmes et de deux Etoiles. Il avait reçu d’autre part, l’Aigle Blanc qui est la plus haute distinction de Serbie.
Après sa démobilisation, il entre aux Lignes Latécoère le 3 juin 1919 comme pilote et participe à la première liaison Toulouse-Barcelone-Alicante le 4 septembre 1919.
En 1921, il est nommé chef d’aéroplace de Toulouse-Montaudran et il obtient son brevet de transport public n°0736 le 22 janvier 1923.
Le 3 mai 1923, il participe à la première liaison aérienne postale entre Casablanca et Dakar sur Breguet XIV, au cours d’une mission comprenant le capitaine Joseph Roig et deux autres pilotes Victor Hamm et Robert Cueille et les mécaniciens Lefroid et Bonnord.
Le 10 mai 1925, lors d’un vol vers Dakar, ne trouvant pas le terrain de Saint-Louis, il se pose, embarque un passant qui le conduit au terrain, à la grande joie de cet invité.
Il quitte les Lignes Aériennes Latécoère en 1925 pour rejoindre le Service de la Navigation Aérienne où il sert notamment comme Commandant d’Aérodrome à Nantes puis à Ajaccio.
Il termine sa carrière ayant été promu officier de la Légion d’Honneur et reçu de nombreuses distinctions, marocaines notamment.
Il décède à Audenge (Gironde) le 3 février 1976. Ses obsèques ont été célébrées le 5 février 1976 en présence d’une foule nombreuse parmi laquelle se trouvaient deux camarades de la Ligne : André Dubourdieu et Gaston Vedel qui prononça l’éloge funèbre de ce remarquable pilote.
Selon Didier Daurat « C’est un des rares pilotes de la compagnie qui, malgré de nombreux atterrissages forcés dans les régions les plus variées, ne cassa jamais un appareil…Il apportait à notre équipe, outre un tempérament d’animateur rare, une débordante fantaisie. Ancien instituteur, il se plaisait à orner ses rapports de notations poétiques ou humoristiques qui faisaient les délices de la Direction »




