Louis Cavailles est né le 23 mars 1901 à Castelnau de Brassac (Tarn). Petit apprenti en mécanique, il effectue son service militaire à Cazaux à l’école de tir aérien du 8 avril 1921 au 15 mai 1923.

Il entre aux Lignes Aériennes Latécoère à Toulouse le 22 mai 1923 comme mécanicien de piste. Il devient mécanicien navigant sur hydravion Lioré et Olivier au début 1924. Fin 1924, il est affecté comme mécanicien à Barcelone, puis suite au départ d’Amédée Jayet en 1925, il est nommé chef mécanicien à Toulouse.

En 1929, il est affecté à Madrid pendant huit mois pour la ligne Paris-Madrid.

En 1930, il devient chef mécanicien à Marignane et il participe à la mise au point du Laté 28-3 «Comte de la Vaulx » destiné à la traversée de l’Atlantique Sud. Toujours en 1930, il est affecté à l’hydrobase de Natal pour l’entretien du Laté 28-3 en compagnie d’Alexandre Collenot et Durruthy. Il sera détaché ensuite à Biscarrosse pour l’hydravion Laté 38 qui doit remplacer le Laté 28-3 pour les traversées Atlantique, mais suite à la situation de l’Aéropostale, ce projet est abandonné.

Il est affecté en 1932 à Alicante comme chef mécanicien. Puis sur le Couzinet 70 « Arc en Ciel » en second d’Alexandre Collenot en 1934. En 1935, il devient mécanicien navigant sur le Farman « Ville de Montevideo » pour la ligne Dakar Natal et effectuera 24 traversées jusqu’au 9 mars 1936. En 1937 et 1938, il est détaché en compagnie de Dubourdieu et Macaigne chez le constructeur Couzinet pour la mise au point du bimoteur R10 en vue de la course Istres Damas, mais l’avion sera endommagé à Alger.

En 1938, il est détaché à Air France Transatlantique en compagnie de Codos, Charpentier et Duclos pour la mise au point des Farman 223, le « Camille Flammarion », le « Jules Verne », le « Verrier » en vue des traversées directes de Paris à New York mais la déclaration de guerre met fin à ce projet. Il est alors mis à la disposition de la Marine nationale à l’escadrille B5 pour des missions de surveillance et recherches des cuirassés de poche.

A l’armistice de 1940, la Compagnie Air France l’envoie au Maroc en compagnie de pilotes, mécaniciens, radios, sous la direction de Pierre Larcher afin de récupérer certains Farman 2224 en vue de ramener ces avions à Marignane.

En juin 1943, souhaitant se rendre en Afrique du Nord en compagnie de 6 autres camarades d’Air France, il rejoint Perpignan afin de transiter par l’Espagne, mais suite à une dénonciation, ils sont arrêtés par la Gestapo et déportés au camp de Buchenwald. Libéré en avril 1945 par les troupes américaines, il regagne son Tarn natal le 14 mai 1945.

Le 31 juillet 1945, il est affecté sur le Laté 631 « Lionel de Marmier ». En 1946, il est mécanicien navigant sur les DC4 puis en 1947 sur les Constellations. En 1948, il est détaché à la « Société d’Exploitation du Matériel Aéronautique Français ».

Après 600 heures de vol sur cet hydravion, il reprend son service sur les lignes régulières d’Air France. En 1955 il est affecté à Dakar pour le réseau africain.

Il prend sa retraite en 1960 après 18137 heures de vol. Il décède en juillet 1983 à Brassac (Tarn) à l’âge de 82 ans. Il était commandeur de la Légion d’Honneur ainsi que de nombreuses distinctions étrangères.

MECANICIEN [1901-1983]

Au retour de la 8e traversée du Couzinet 71 "Arc-en-ciel", l'équipage est reçu au Bourget par le ministre d'Air et le général denain qui remet à Mermoz les insignes de commandeur de la légion d'honneur. de gauche à droite : Henri Guillaumet, Général Denain, Mermoz, Colonel Davet, Collenot, Gimié, Cavailles, Clavere 1934 Le Bourget
© Musée Air France
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