Jean Mermoz est né le 9 décembre 1901 à Aubenton. Engagé volontaire en juin 1920, il rejoint la base militaire d’Istres comme élève pilote le 1er novembre 1920. Breveté pilote militaire le 8 février 1921, il est affecté en Syrie dans l’armée du Levant du 4 décembre 1921 au 3 mars 1923 et libéré le 25 mars 1924. Jean Mermoz connait alors l’une des périodes les plus noires de son existence. Ne trouvant pas d’emploi auprès des compagnies aériennes, il doit effectuer des petits oulots pour survivre. Il rejoint les Lignes Aériennes Latécoère le 28 septembre 1924 et débute comme mécanicien au dégroupage des moteurs. Il est ensuite affecté comme pilote sur la ligne Toulouse-Barcelone à bord du Breguet XIV. En 1925, il assure la liaison Barcelone-Malaga puis Casablanca-Dakar en 1926. En mai 1926, perdu dans le désert, il est capturé par les Maures et libéré contre rançon. Les 10 et 11 octobre 1927, Mermoz et Elysée Négrin réussissent un vol sans escale Toulouse-Saint Louis du Sénégal à bord d’un Laté 26. Mais à la suite d’un incident lors de l’atterrissage, la traversée de l’Atlantique Sud qui devait suivre, est reportée.
En 1927, Marcel Bouilloux-Lafont, Président et fondateur de la Compagnie Générale Aéropostale, envoie Mermoz à Rio de Janeiro afin de développer de nouvelles liaisons en Amérique du Sud. Pour cela, il faut franchir la Cordillère des Andes. Accompagné de son fidèle mécanicien Alexandre Collenot, il effectue une tentative mais doit se résoudre à un atterrissage en montagne, endommageant sérieusement son train d’atterrissage. Après un dépannage de fortune et ayant pris soin d’alléger l’appareil, il parvient à redécoller de façon acrobatique en lançant son avion dans un précipice après trois rebonds, parvenant ainsi à prendre de la vitesse. Le 15 juillet 1929, il ouvre la ligne des Andes, Mendoza-Santiago du Chili en compagnie d’Henri Guillaumet. Le 12 mai 1930, il réalise la première liaison entièrement aérienne entre Saint-Louis du Sénégal et Natal au Brésil à bord d’un Laté 28 baptisé « Comte de La Vaulx » en compagnie de Jean Dabry et Leopold Gimié.
Le 12 janvier 1933, il décolle de l’aéroport du Bourget à bord du Couzinet 70 « Arc-en-ciel » et atterrit à Buenos Aires le 22 janvier. Entre 1930 et 1936, Mermoz aura effectué 24 traversées de l’Atlantique
Sud.
Le 7 décembre 1936, l’avion « Le Croix-du-Sud » disparait en mer avec à son bord les pilotes Mermoz et Pichodou, le navigateur Ezan, le radio Cruvelhier et le mécanicien Lavidalie. A 10h 47, son dernier message radio était « coupons moteur arrière droit »…
Julien Pranville disait de lui : « Mermoz Jean, entré à la Compagnie Latécoère le 28 septembre 1924. Excellent chef d’aéroplace, très intelligent et équilibré. Pilote d’élite, modèle de courage, de
dévouement et de modestie. Fait ses étapes régulièrement et simplement. Parfaitement discipliné. Par son exemple, il a su entrainer d’autres pilotes pour vaincre les difficultés de la Ligne. Nous lui devons
notre régularité ».
Jean Mermoz a été décoré de la Croix de guerre des TOE (Théâtre des opérations extérieures), de la médaille du Levant, de l’Aéroclub de France, fait Chevalier puis officier et Commandeur de la Légion d’Honneur. Il a obtenu une citation de l’ordre de la nation le 13 décembre 1936.




L'ARCHANGE [1901-1936]
Vous trouverez ci-dessous un résumé en cinq chapitres du parcours de Jean MERMOZ.
Ce travail de fond a été réalisé par LUC GAVILA. Nous vous remercions de créditer © Archives et collection Luc GAVILA en cas d’exploitation à des fins personnelles.
Voici également un article par dans la revue Le Fana de L’Aviation n° 205 de décembre 1986, et qui raconte le dernier vol de Jean Mermoz.
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