François Cabare est né en 1903 à Toulouse. Il est apprenti à l’école de mécanique Latécoère. Il entre aux lignes Latécoère le 1er avril 1922 comme mécanicien ajusteur. Il effectue son service militaire dans l’aviation de mai 1923 à novembre 1924. Il revient aux lignes Latécoère et sera affecté comme mécanicien sur la ligne Perpignan-Alicante-Malaga-Tanger. En décembre 1927, il fut le témoin impuissant de l’accident d’Achille Enderlin. Il est affecté en 1929 en Amérique du Sud et affecté à Rio de Janeiro puis ce sera Recife et Bahia.
En 1930 à Bahia, le pilote Jean Chansel arrivant de Natal dit à Cabaré : « Prépares toi, je te prends avec moi jusqu’à Rio ». Le voilà parti avec le radio Julien Fichou. Il pleuvait et faisait une nuit d’encre. Une heure après le décollage, par un temps exécrable, environnés d’éclairs, avec des ratés dans le moteur provoqués par la pluie torrentielle, sans visibilité, l’avion a dû tourner pendant deux heures autour d’un phare. Cabaré se demandait ce qu’il était venu faire dans cet enfer. Au lever du jour, le voyage put se poursuivre jusqu’à Caravelas et Rio de Janeiro.
Suite au rachat des actifs de l’Aéropostale à la compagnie nationale Air France en 1933, François Cabaré intègre le personnel technique de la nouvelle entité. Il est affecté à Toulouse-Francazal pour préparer le Farman « Centaure ». Jean Mermoz, de passage, le reconnut et lui demanda ce qu’il faisait là. Le directeur de l’escale et de l’exploitation d’Air France Toulouse-Montaudran Claude Gonin, s’approche et dit : « C’est encore un pauvre exilé, celui-là ! » Mermoz réplique : « la place de Cabaré n’est pas ici ». Quinze jours plus tard, grâce à Mermoz, François Cabaré était de nouveau affecté à Bahia. Resté proche de Didier Daurat pendant sa longue maladie, il fut le seul autorisé à lui tenir compagnie de jour comme de nuit !
En Janvier 1940, en pleine seconde guerre mondiale, il est officiellement affecté aux Sections d’Avions de Transport (SAT) aux côtés du radio Max Thomas et du pilote Pierre Andrault. Il est alors l’un des tout premiers mécaniciens navigants du réseau d’Amérique du Sud. Son rôle sera de maintenir opérationnelles les lignes stratégiques transatlantiques reliant la France à l’Amérique du Sud (notamment via Natal au Brésil et Buenos Aires).
Après la libération, il termine sa carrière vers les années 1950-1960 et bénéficie du régime de retraites alloué au personnel navigant de l’aviation civile française.
François Louis Cabaré est décédé le 18 mai 1980 à l’âge de 76 ans.
Ses distinctions :
- Médaille Commémorative de la Guerre 1939-1945 en tant que membre d’équipages civils et militaires au sein du SAT au début de l’année 1940.
- Médaille de l’Aéronautique pour ses mérites professionnels de l’aviation civile et militaire.
- Médaille d’honneur de l’Aéronautique (ou du travail) pour récompenser sa longévité et fidélité et le nombre exceptionnel des heures de vol ou de maintenance accomplies au sol et en mission.










