Denis Hodapp est né le 23 novembre 1900 à Gerstheim (Bas Rhin). Élève pilote à Istres en 1921, il est breveté pilote militaire n° 19 059 le 16 juin 1921 et breveté pilote FAI n° 18 364 décerné sur sa demande par l’Aéro-club de France. Il est affecté au 38ème RAM de Thionville comme pilote de la 7ème escadrille du 37ème régiment d’aviation à Meknès en 1922.
Le 11 novembre 1924, au cours d’une parade aérienne à Meknès, son avion entre en collision avec un autre appareil. Celui de Denis Hodapp ayant perdu sous le choc une partie de l’aile gauche et de la dérive, réussit à se poser à proximité de la voie ferrée, passant sur le nez. Il est indemne alors que l’autre avion s’écrase sur le toit d’un hangar et brûle.
Il entre aux Lignes Aériennes Latécoère au début de 1925 et breveté pilote de transport public le 3 juillet 1925.
Il décède le 20 juillet 1925 au cours d’un accident aérien alors qu’il assurait le courrier Toulouse-Barcelone. En passant les Pyrénées, il a heurté une paroi rocheuse dans la région de Rosas.
Son beau-frère Joseph Doerflinger écrira : « Le 19 juillet 1925, en revenant de Barcelone, j’entrais dans un épais brouillard au-dessus de Perpignan et à la hauteur de Narbonne, j’eus du mal à m’en sortir tellement la brume devenait dense. Au bureau de Toulouse, on me dit que Hodapp allait faire son premier vol postal le lendemain matin vers Barcelone. C’est un véritable meurtre ! Dis-le à Daurat, le temps est trop mauvais !
Le temps sera meilleur demain répondit Daurat. Seuls les plus expérimentés s’y retrouveraient à travers ces montagnes et ce brouillard dis-je à mon tour ! Daurat répliqua : nos hommes doivent acquérir de l’expérience. Victor Hamm, le vétéran, présent à ce moment-là, discuta avec Daurat et proposa de faire le vol lui-même plutôt que d’envoyer ce débutant dans le brouillard. Daurat faisait les cent pas, mains croisées dans le dos; il se retourna et dit : je ne vois vraiment pas pourquoi je devrais accéder à votre demande et modifier mes ordres. Il est important que les nouveaux pilotes se fassent une idée exacte dès le début. Hodapp n’en deviendra que meilleur pilote. C’est tout ! ».
La suite est prévisible. Doerflinger continue : « le lendemain, j’assistais au départ de Hodapp. Son passager n’était pas n’importe qui. L’aéro-club de Paris lui avait remis une médaille pour avoir battu le record des vols en tant que passager entre Toulouse et Casablanca. Il connaissait bien la route. Je dis à Hodapp de ne s’en tenir qu’à lui-même et aux informations que je lui avais données. J’attendais son retour à l’aérodrome. Au fur et à mesure que le jour baissait, mon cœur s’alourdissait. Il était tard quand Daurat me fit chercher. A nouveau, il allait et venait en silence : Je pense, dit-il, que votre beau-frère a eu un accident. Prenez le train jusqu’à Figueras, louez une voiture et rendez-vous à Rosas. C’est tout ! » .






