Léon Antoine est né le 25 janvier 1902 à Calais. Il est engagé dans l’Aviation militaire en 1921 et breveté pilote militaire le 11 janvier 1924. Il entre aux Lignes Aériennes Latécoère, comme pilote, le 15 février 1926. Il est breveté pilote de transport public (n°917) le 3 mars 1926 et affecté au tronçon Toulouse-Casablanca-Dakar. Le 10 mars 1927, Marcel Reine et Léon Antoine libèrent le commandant Larre-Borges et trois autres aviateurs uruguayens tombés entre les mains des Maures à la suite d’une panne moteur de leur hydravion, forcés d’atterrir à 190 km de Cap Juby à Roquetas de Mar, entre Tanger et Malaga. Le 12 avril 1927, le mauvais temps le force à un atterrissage de fortune. Il effectue de nombreux vols de dépannage dans le Rio de Oro.

En 1929, il est affecté sur le tronçon Casablanca-Alicante, puis il rejoint l’Amérique du Sud en 1932 et devient pilote à Rio de Janeiro en 1933. Il continue sa carrière chez Air France.

Charles Bultel (radio) se souvient : « En 1931, nous attendions à Casablanca un Laté 26-2 équipé de radio, destiné à la ligne Casablanca-Dakar. L’appareil, absolument neuf, sortait de l’usine Latécoère. Son pilote, Léon Antoine avait quitté Toulouse Montaudran au petit matin par très beau temps.

Didier Daurat, par raison d’économie et s’agissant d’un convoyage, n’avait pas jugé nécessaire de lui adjoindre un opérateur radionavigant ; il connaissait bien Antoine, un excellent pilote qui avait fait ses preuves et connaissait les moindres détails du parcours. Tout se passa bien jusqu’à après Tanger où son passage avait été signalé. Au camp Cazes, le chef d’aéroplace Pierre Julien scrutait l’horizon car l’appareil aurait dû déjà se poser. Ce fut bientôt l’inquiétude puis le téléphone sonna.

Le secrétaire Ladislas Benard appela Monsieur Julien : c’est pour vous ! Près de lui, nous attendions le verdict et nous entendîmes : est-ce qu’il a des chaussettes rouges ? Nous envoyons une ambulance, nous arrivons, puis s’adressant à nous :

Antoine s’est écrasé à S’Kirat, c’est la gendarmerie qui vient de me prévenir. Des fermiers l’ont recueilli, il y a une brume épaisse sur toute la région, mais il est vivant ».

Il décède au Brésil le 24 septembre 1993.

Ses décorations :

  • Chevalier de la Légion d’Honneur en 1927
  • Chevalier du Mérite aéronautique du Brésil
  • Commandeur de la Légion d’Honneur

PILOTE AUX LIGNES AERIENNES LATECOERE ET A L'AEROPOSTALE (1902-?)

© Musée Air France
© Musée Air France
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